Une maman qui rajeunit

Une maman qui rajeunit - Marby John

Parmi les choses les plus extraordinaires qui m’ait été donné de voir ces derniers temps, a été certainement les changements, plus que visibles, sur le visage de ma mère. Juste après sa retraite, elle se sentait recluse chez elle. Quand elle allait rendre visite à ses anciennes collègues, elle sentait comme un poids en elle. Elle avait l’impression qu’il ne lui restait plus qu’à attendre la fin de ces jours pour en finir. Elle recevait un jour la visite d’une ancienne collègue, alors que j’étais chez elle, lui proposant d’aller faire un petit tour dans un centre d’esthétique où elle avait l’habitude d’aller.

Après quelques heures, elle revenait avec les traces de quelques bleus sur le visage. Je ne savais quoi penser à ce moment-là, si ce n’est que je lui en voulais de s’être laissé faire sans réfléchir. Elle me raconta qu’elle était partie avec son ancienne collègue dans un centre où il était possible de se faire des injections de botox Montréal. On lui aurait expliqué qu’il était tout à fait possible d’effacer la plupart des rides et de se regonfler le visage de sorte à faire beaucoup plus jeune. Pour l’instant, je ne voyais que des petites rougeurs et les bleus autour de ses yeux, son front et sur son visage. Elle essaya de me rassurer en me disant qu’il fallait attendre quelques heures avant d’en apprécier l’effet.

Deux jours plus tard, il était évident que ce Botox avait réussi ce que beaucoup de crèmes n’étaient pas capables de faire en aussi peu de temps. Ma mère reprenait de l’élan et recommençait à apprécier à s’habiller et à se maquiller. Elle commençait même à changer de style de vêtements. Elle me fit même la confidence qu’elle allait essayer d’autres produits diffusés dans le centre d’esthétique afin d’améliorer encore son visage et quelques parties de son corps. Je trouvais à ce moment-là qu’elle était partie pour une aventure pour qui il était presque impossible d’en connaître la fin. Elle était résolue à rattraper un temps qu’elle disait avoir gâché bêtement. Je ne sais de quel temps gâché elle parlait. Tout ce que je savais, c’est que la transformation de l’esthétique de son corps la transformait tout autant psychiquement et mentalement. Si elle arrivait à retrouver totalement le mental de sa jeunesse, je ne sais si, à ce moment-là, je pourrais encore me croire son enfant. J’avais comme une impression de perdre la maman dont j’avais encore besoin.