Les récentes bonnes nouvelles

Les récentes bonnes nouvelles - Marby John

Après un déménagement compliqué, de multiples soucis s’étaient accumulés et plusieurs mois s’étaient écoulés avant que je ne puisse être plus positif. Une première bonne nouvelle était arrivée, j’avais un rendez-vous avec un prêteur prive à montréal, une seconde ne tarda pas : mon frère allait devenir papa dans six mois. Avec sa conjointe, il devait avoir une nouvelle maison, plus grande. Leur appartement n’était pas spacieux, une chambre manquait pour l’enfant et la cuisine était si petite qu’une chaise haute n’y tiendrait pas. Alors qu’il visitait une demeure, mon frère m’appela pour me demander de venir avec lui à une contre-visite. Il ne parvenait pas à se décider et il voulait mon avis avant d’acquérir son nouveau logement. J’ai tout de suite acquiescé, une sortie me ferait le plus grand bien, ai-je pensé. Je ne me doutais pas que les événements se bousculeraient et que le résultat serait si différent de ce que j’avais prévu.

Le rendez-vous avec le courtier en immobilier avait lieu un samedi, en fin de matinée. Je me suis levé tôt, je me suis préparé et je suis monté dans mon automobile. Elle refusait de démarrer. Lorsque je tournais la clé, un cliquetis se faisait entendre, mais le moteur ne se déclenchait pas. J’ai appelé mon frère, Abel, pour lui expliquer que mon véhicule était en panne. Il proposa de passer me prendre. J’ai attendu en buvant du café, tiré à ma machine à expresso. Les petites tasses renferment un liquide noir et épais, dont une seule gorgée me réveille pour une journée entière. Après plusieurs boissons consommées, j’étais un peu énervé. De plus, j’avais l’impression qu’Abel mettait plus de temps qu’il ne l’aurait dû.

Je l’ai rappelé, mais je n’ai pu que laisser un message sur son répondeur. Finalement, j’ai entendu un moteur s’arrêter devant mon entrée, je suis sorti immédiatement pour lui ouvrir, en pensant que c’était celui que j’attendais. C’était une jeune femme qui cherchait une maison. Elle m’a donné l’adresse et je lui ai expliqué en détail le trajet le plus court pour y parvenir. Une heure s’était passée depuis mon appel, je commençais à être très inquiet. Je n’ai pas voulu appeler ma belle-sœur, pour qu’elle ne panique pas, surtout dans son état. Enfin, le véhicule de mon frère est apparu et j’ai presque sauté dedans tant nous étions en retard. Il m’a expliqué la cause de cette longue, très longue, trop longue route qu’il venait de parcourir.