La vraie nature sauvage

La vraie nature sauvage - Marby John

Je vous le confirme, il n’y a aucun besoin de faire une analyse de l air ici ! Présentement, je suis dans la belle ville de Jasper, et même s’il y a des véhicules qui circulent, ils sont tellement peu nombreux, qu’on ne remarque pas la pollution de l’air. Non ; ici, les montagnes sont tellement proches de nous, qu’on est parfois sous leur ombre. Elles sont recouvertes de forêt, et regorgent de plantes qu’on ne voit pas ailleurs. Ici, c’est une ville du paradis sauvage, là où on est tellement loin de la ville, et tellement proche de la nature, tellement entouré d’animaux et de bêtes de toutes les sortes, que les poubelles ont été fabriquées pour empêcher les ours de les ouvrir. Oui, la poignée est si petite que les pattes de ces mammifères incompris ne peuvent pas s’y faufiler. C’est une protection autant pour eux que pour nous, car autant que ces ours pourraient nous tuer d’un coup de patte, autant que nous les rendons dépendants de nous si nous ne faisons pas attention.

Ici, une des montagnes est si proche de la ville, qu’on peut y accéder en se rendant au coin le plus au sud. Un sentier se dirige de cette partie de la ville, et nous amène en haut d’une montagne moins impressionnante que les autres qui sont près elles aussi, mais qui est tout de même très élevée. Je peine à la monter au début, mais tout à coup, à un moment donné, je réussis à m’habituer à ne faire rien de plus qu’escalader de plus en plus. Quand je suis à environ la moitié de la hauteur, je m’arrête pour admirer le paysage. Je suis très près du bord de la montagne ; il faut que je fasse attention, sinon je pourrais tomber. Je regarde en bas, et j’aime beaucoup ce que je vois.

C’est un grand parc, ici. Cette partie de la montagne devient plate pour un grand bout, et c’est ici que la carte qui provient du bureau du tourisme m’indique de me promener. Je fais le tour du plus grand sentier pour découvrir l’endroit. C’est très beau ; j’y vois des chevreuils, des oiseaux que je ne connaissais pas, et même un beau serpent d’un vert pomme. Je n’ai pas peur ; je garde mes distances, mais je l’observe se faufiler dans les herbes hautes, devant moi. Quand il a passé, je continue mon chemin. Je viens de comprendre pourquoi on m’a dit d’amener un grand bâton.